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Baromètre de l’entrepreneuriat féminin Infogreffe 2025

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Publié le jeudi 5 mars 2026
Mis à jour le jeudi 5 mars 2026

Marie, Julie, Stéphanie … 40 ans : 
qui sont les femmes qui entreprennent ?

Paris, le 8 mars 2026 - À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, Infogreffe publie son baromètre 2025 de l’entrepreneuriat féminin. À partir des données issues des greffes des tribunaux de commerce, cette étude dresse un portrait précis et chiffré des femmes qui créent, dirigent et développent des entreprises en France.

En 2025, les femmes représentent 31,1 % des immatriculations, pour un total de 231 053 entreprises créées, en progression de 12,7 % par rapport à 2024. Une dynamique qui confirme que l’entrepreneuriat féminin s’inscrit durablement dans le paysage économique français.


Une entrepreneure de 40 ans en moyenne
Le profil qui se dessine est celui d’une femme de 40,1 ans en moyenne, un âge en légère baisse par rapport à 2024 (41 ans). Les hommes, de leur côté, créent à 39,3 ans en moyenne. L’écart demeure faible et confirme un rapprochement progressif des parcours entrepreneuriaux.

Les femmes investissent toutes les formes juridiques. Elles représentent 36,0 % des entreprises individuelles, 36,5 % des SCI et 23,7 % des SAS. Dans les SARL, elles constituent 27,7 % des dirigeants. Ces données confirment une présence qui ne se limite plus aux structures les plus simples et traduisent une montée en puissance dans des montages juridiques plus structurés.


Des secteurs historiquement féminins… et de nouvelles percées
Certains secteurs affichent une majorité féminine. C’est le cas des autres activités de services, où les femmes représentent 59,3 % des créations, mais aussi de la santé humaine et de l’action sociale (54,6 %) et de l’administration publique (51,9 %). Ce dernier secteur se distingue d’ailleurs par la plus forte progression annuelle, avec une hausse spectaculaire de 133,3 %.

La dynamique est également notable dans des domaines plus mixtes ou historiquement masculins. La part des femmes progresse de 23,4 % dans les arts, spectacles et activités récréatives, de 22,4 % dans l’enseignement, de 18,2 % dans le commerce et la réparation automobile et de 14,1 % dans l’industrie manufacturière, où elles représentent désormais 49,3 % des créations.


Une dynamique présente sur tout le territoire
La progression de l’entrepreneuriat féminin ne se limite pas à quelques pôles : elle concerne l’ensemble des régions. Les territoires ultramarins se distinguent particulièrement, avec des niveaux supérieurs à la moyenne nationale. À Mayotte, les femmes représentent 42,3 % des créations d’entreprise. La part atteint 40,2 % en Martinique, 38,6 % à Saint-Martin et Saint-Barthélemy, 37,6 % en Guadeloupe et 36,3 % en Guyane.

En métropole, la Nouvelle Aquitaine arrive en tête avec 33,8 % de créations féminines, suivie de la Corse et de la Bretagne (33,7 %), de la Normandie (33,6 %), de l’Occitanie (32,4 %) et de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (32,0 %).


Exposition aux risques : une réalité économique comparable
Les indicateurs 2025 confirment que les entrepreneures sont exposées aux mêmes aléas économiques que l’ensemble du tissu entrepreneurial. Elles représentent 27,1 % des sociétés radiées, soit 131 102 entreprises. Leur part s’élève à 23,3 % des ouvertures de procédures collectives (16 478 procédures, +4,5 %) et à 16,9 % des injonctions de payer, soit 27 593 décisions (+1,4 %).

Les inscriptions de privilèges suivent la même logique : 14,8 % pour celles du Trésor public (+29,8 %) et 15,9 % pour celles de la Sécurité sociale (-9,0 %).

Ces niveaux restent cohérents avec leur poids global dans les créations d’entreprise. Autrement dit, aucun signal ne met en évidence une vulnérabilité spécifique : l’entrepreneuriat féminin évolue dans les mêmes cycles que l’économie française dans son ensemble.


Un entrepreneuriat engagé
Les entreprises créées par des femmes représentent 30,4 % des entreprises de l’Économie sociale et solidaire, soit 765 structures (+22 % en un an). Elles dirigent également 32,4 % des entreprises à mission, soit 285 entreprises. Cette présence significative dans des modèles conciliant performance économique et utilité sociale traduit un positionnement affirmé sur les enjeux d’impact. Elle s’inscrit dans une dynamique plus large de structuration de l’entrepreneuriat féminin autour de projets intégrant des objectifs sociaux ou environnementaux. 


Une génération au cœur de l’économie française
En 2025, les prénoms les plus fréquents parmi les entrepreneures sont Marie, Julie, Stéphanie, Nathalie et Céline. Des prénoms emblématiques d’une génération née dans les années 1980, aujourd’hui au cœur de la dynamique entrepreneuriale. Quadragénaires pour la plupart, ces dirigeantes occupent une place centrale dans le renouvellement du tissu économique français.

« Les données 2025 confirment que l’entrepreneuriat féminin est installé, structuré et diversifié. Les femmes entreprennent à 40 ans en moyenne, investissent tous les secteurs et participent activement aux modèles d’entreprise à impact. La donnée certifiée permet aujourd’hui d’objectiver cette réalité économique. », Jean CHRISTOPHE, Directeur du G.I.E. Infogreffe.

« Le baromètre 2025 révèle une évolution particulièrement encourageante de l’entrepreneuriat féminin. Les femmes se lancent davantage, plus tôt, et avec une ambition qui ne se limite plus à certains secteurs ou à certaines formes d’entreprise.
Ce que montrent ces données, c’est un changement de posture : les femmes chefs d’entreprise prennent de plus en plus leur place dans l’économie française, sans attendre et sans se restreindre. Cette dynamique est profondément positive. Elle confirme que l’entrepreneuriat féminin n’est plus une exception ni une niche, mais une composante structurante de notre paysage économique. »Carole GRATZMULLER, Présidente nationale, FCE France.


Méthodologie
Données issues des greffes des tribunaux de commerce, retraitées par Infogreffe, sur la période du 1er janvier au 31 décembre 2025, comparées à 2024.
Périmètre : France (y compris DROM, hors Haut-Rhin, Bas-Rhin, Moselle).

À compter de l’édition 2025, la méthodologie de calcul a évoluée et le périmètre de l’étude intègre désormais les DROM. Les données ne sont donc pas directement comparables avec celles des éditions précédentes.

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Les certificats de non opposition sont des documents officiels délivrés par les greffes des tribunaux de commerce. Ils attestent que le tribunal n’a pas été saisi d’une opposition enrôlée dans le cadre d’une opération juridique ou d’une décision donnée.
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