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Paris, le 26 février 2026 - Infogreffe annonce le lancement d’un nouveau service : la commande en ligne des certificats de non opposition (CNO) au format papier. Documents officiels délivrés par les greffes, les CNO attestent que le tribunal de commerce n’a pas été saisi d’une opposition enrôlée dans le cadre de l'opération ou de la décision visée.Documents essentiels pour poursuivre ou finaliser des opérations juridiques et administratives, les certificats de non opposition étaient jusqu’à présent commandés auprès des greffes, sans centralisation.Le nouveau service mis en place par Infogreffe crée un point d’entrée national, simplifiant l’expérience de commande des professionnels: avocats, experts-comptables, formalistes, cabinets de recouvrement et commissaires de justice…4 certificats de non opposition disponibles dès maintenant - Certificats de non opposition à injonction de payer - Certificats de non opposition à réduction de capital non motivée par des pertes - Certificats de non opposition à dissolution par transmission universelle de patrimoine (TUP)- Certificats de non opposition à fusion, scission ou apport partiel d’actifs
Un déploiement progressifDans un souci d’efficacité et de rapidité de mise en œuvre, les certificats sont, dès à présent, disponibles en version papier.La distribution dématérialisée, parfaitement identifiée dans la feuille de route d’Infogreffe, sera disponible prochainement et permettra :- la mise à disposition du certificat dans l’espace client,- ou sa transmission par voie électronique,- avec à terme une ouverture via API pour les grands remettants à forte volumétrie.
Le mois de janvier 2026 s’inscrit dans la continuité des tendances observées en 2025. Si la dynamique entrepreneuriale demeure active, les fragilités persistent et la rotation du tissu économique reste élevée.Avec 57 271 immatriculations (+3 %), 5 635 entreprises en difficulté (+3,5 %) et 62 460 radiations (+4 %) par rapport à janvier 2025, ce premier mois de l’année confirme un environnement économique toujours sous tension.Immatriculations : une dynamique toujours présente mais contrastéeUne progression modérée des créationsEn janvier 2026, 57 271 entreprises ont été immatriculées, soit une hausse de 3 % sur un an.La création résiste, mais le rythme reste modéré, dans un contexte où les porteurs de projet adoptent une approche prudente face aux incertitudes économiques actuelles.Des disparités territoriales marquéesLa dynamique reste fortement concentrée dans les grandes régions économiques :
- Île-de-France : 28,7 % des immatriculations
- Auvergne-Rhône-Alpes : 12,7 %
- Provence-Alpes-Côte d’Azur : 9,7 %
À l’inverse, la création d’entreprise demeure plus limitée dans certains territoires ultramarins, avec 0,4 % en Guyane et 0,3 % à Mayotte, illustrant des dynamiques entrepreneuriales plus contraintes.Secteurs d’activité : des moteurs et des replisLes activités de services administratifs et de soutien enregistrent la plus forte progression (+29,4 %). Les activités spécialisées, scientifiques et techniques progressent également fortement (+15,5 %), confirmant la vitalité des métiers du conseil, de l’ingénierie et des services à forte valeur ajoutée. Enfin, le secteur de l’immobilier reste dynamique (+8,3 %).À l’inverse, certains secteurs reculent nettement :
- Hébergement et restauration : –25,2 %
- Transports et entreposage : –12,8 %
- Construction : –8 %
Ces évolutions traduisent des arbitrages sectoriels opérés par les créateurs, qui privilégient des activités offrant des barrières d’entrée plus faibles ou jugées mieux adaptées aux changements économiques.Formes juridiques : la prédominance des entreprises individuelles
Les entreprises individuelles demeurent majoritaires avec 20 708 immatriculations, malgré un recul de 3,5 %. Leur flexibilité continue d’attirer, notamment pour des projets de petite taille. Les SAS confirment leur attractivité avec 19 144 créations (+2,9 %), illustrant leur popularité auprès des entrepreneurs. Les SARL progressent de 5,9 % (7 270 créations), tandis que les SCI enregistrent une hausse notable de 7,6 % (6 594 immatriculations). Les autres formes juridiques, bien que minoritaires (3 555 créations), connaissent une forte progression (+39,4 %).Entreprises en difficulté : une hausse contenue mais des tensions persistantesLa liquidation judiciaire reste largement majoritaire avec 3 971 ouvertures, représentant environ 70 % des procédures.Cette proportion élevée confirme que nombre d’entreprises entrent en procédure à un stade déjà avancé de difficulté.Les redressements judiciaires s’élèvent à 1 549 procédures, soit 28 % du total, et enregistrent une forte progression de 29,1 %. Cette évolution traduit une tentative accrue de maintien de l’activité, mais aussi une intensification des situations nécessitant un encadrement judiciaire.Des évolutions régionales contrastéesCertaines régions connaissent une forte hausse des procédures :
- Guyane : +172,7 %
- Centre-Val de Loire : +30,1 %
- Guadeloupe : +24,3 %
À l’inverse, des reculs marqués sont observés en :
- Normandie : –22,3 %
- La Réunion : –52,5 %
Ces écarts témoignent d’une géographie des difficultés particulièrement hétérogène en ce début d’année.Radiations : une progression toujours soutenueAvec 62 460 entreprises radiées, le mois de janvier enregistre une hausse de 4 % sur un an.Des disparités régionales significatives
Les augmentations les plus marquées concernent :
- Mayotte : +200 %
- Nouvelle-Aquitaine : +148,3 %
- Grand Est : +104,5 %
À l’inverse, certaines régions enregistrent un recul notable :
- Auvergne-Rhône-Alpes : –46,4 %
- La Réunion : –73,1 %
Secteurs et formes juridiques les plus concernés
Les hausses les plus significatives de radiations sont observées dans les secteurs d’activité suivants :
- Transports et entreposage : +18,6 %
- Commerce et réparation automobile : +18,3 %
Côté formes juridiques, les SAS sont particulièrement concernées (10 301 radiations, +2,8 %), tout comme les commerçants, avec 38 659 radiations (+29,8 %), traduisant des fragilités persistantes dans les activités de proximité.Nature des radiations : la prédominance des cessations volontairesLes radiations volontaires demeurent le principal motif, avec 40 467 cas, en forte progression (+100,6 %). Elles traduisent des décisions stratégiques ou contraintes des dirigeants, souvent après des périodes prolongées de difficultés.Les radiations consécutives à une procédure collective atteignent 13 987 cas (+12,7 %), confirmant le niveau élevé des défaillances.Les radiations d’office, en forte baisse (–60,7 %), concernent 6 103 entreprises, ce recul traduisant une diminution des situations de non-conformité administrative.
Enfin, la catégorie des “autres motifs” totalise 1 903 radiations, en nette baisse (–84 %), principalement liées à des opérations juridiques ou régularisations.Le mois de janvier 2026 montre que la création d’entreprise progresse encore, mais sans accélération marquée. Dans le même temps, les procédures collectives et les radiations restent à un niveau élevé. L’économie française reste donc dynamique, mais la rotation des entreprises est importante, avec de nombreuses entrées… et sorties.Le suivi mensuel de ces indicateurs constitue un outil essentiel pour comprendre les dynamiques économiques, anticiper les fragilités et accompagner au mieux les dirigeants.Le prochain panorama permettra d’observer si ces tendances se confirment au cours du premier trimestre 2026.Données sur la période du 1er janvier au 31 janvier 2026, comparées à la même période en 2025.Périmètre : France y compris les DROM, hors Haut-Rhin, Bas-Rhin et Moselle.Sources : Infogreffe et greffes des tribunaux de commerce.
Après une année 2024 déjà marquée par la montée des fragilités, 2025 a confirmé l’installation durable des difficultés des entreprises. La progression des procédures collectives, conjuguée à une accélération sans précédent des radiations, a progressivement réduit les marges de manœuvre des dirigeants. Dans ce contexte économique, la prévention et le traitement anticipé des difficultés constituent des leviers déterminants pour préserver l’activité et l’emploi.Un contexte 2025 marqué par une montée des vulnérabilitésL’année 2025 a été particulièrement rude pour les entreprises. Poursuivant la tendance observée en 2024, le nombre de procédures collectives s’est établi à 63 127 sur l’ensemble de l’exercice, soit une hausse de 3,3 % sur un an… un niveau historiquement élevé de défaillances.Côté prévention, les données mettent en évidence un décalage entre les territoires où les fragilités des entreprises sont détectées et ceux où les dispositifs de prévention sont effectivement mobilisés. Si 378 641 entreprises ont été identifiées en situation de vulnérabilité, cette détection se concentre particulièrement dans certaines régions, au premier rang desquelles la Provence-Alpes-Côte d’Azur (31,6 %), devant la Nouvelle-Aquitaine (12,6 %) et le Grand Est (12,1 %). Ces fragilités concernent majoritairement des structures de petite taille, souvent constituées sous forme d’entreprises individuelles ou de sociétés faiblement capitalisées, plus exposées aux tensions de trésorerie et aux aléas conjoncturels.À l’inverse, le traitement des difficultés demeure fortement centralisé. Sur les 16 020 dossiers de prévention ouverts, près de 46,6 % l’ont été en Île-de-France, une région pourtant peu représentée dans la détection des fragilités. Cette concentration s’explique par un accès plus direct aux dispositifs pour les entreprises juridiquement et financièrement les mieux structurées. À l’inverse, les entreprises les plus exposées, souvent de petite taille, mobilisent peu la prévention, ce qui favorise des entrées tardives en procédure collective.Parmi les procédures collectives, la liquidation judiciaire demeure largement dominante, représentant près de 73 % des dossiers, un chiffre qui révèle un recours aux dispositifs intervenant le plus souvent à un stade avancé de difficulté. Dans le même temps, les radiations ont atteint un volume inédit en 2025, avec 457 459 entreprises radiées, une hausse de 51,5 % sur un an. L’articulation de ces indicateurs met en évidence un environnement économique durablement contraint, dans lequel les difficultés financières tendent à s’installer plutôt qu’à se résorber. Dans ce contexte, la mobilisation précoce des outils de prévention, puis, le cas échéant, des procédures amiables ou collectives, apparaît déterminante pour limiter les ruptures d’activité et contenir les défaillances.Agir tôt : les dispositifs de préventionLa prévention constitue le premier pilier d’un traitement efficace des difficultés, en permettant d’intervenir avant l’état de cessation des paiements. En 2025, les dispositifs de détection des greffes ont identifié 378 641 entreprises en situation de fragilité potentielle. Pour autant, seuls 16 020 dossiers de prévention ont donné lieu à un traitement formalisé, un volume quasi stable, mais qui néanmoins souligne un net décalage entre détection et accompagnement effectif.L’entretien de prévention avec le président du tribunal de commerceLe chef d’entreprise peut solliciter un entretien confidentiel afin d’exposer ses difficultés et identifier des pistes de solutions. Le président du tribunal peut également convoquer le dirigeant lorsque des signaux préoccupants sont détectés. Plusieurs procédures peuvent être saisies :Le mandat ad hoc
Procédure entièrement confidentielle, sans condition de cessation des paiements.Un mandataire ad hoc est désigné pour négocier avec les créanciers, rechercher un accord ou accompagner la restructuration. Flexible et sur mesure, ce dispositif reste l’un des outils les plus efficaces en phase précoce. La conciliation
Destinée aux entreprises connaissant des difficultés avérées ou prévisibles, mais non en cessation des paiements depuis plus de 45 jours. Elle vise à conclure un accord amiable portant sur des délais de paiement, remises, apports nouveaux ou restructuration financière. La procédure est confidentielle ; l’accord peut être homologué afin de sécuriser les engagements pris.Faire face aux difficultés avérées : sauvegarde et redressement judiciaireLorsque les difficultés deviennent trop importantes pour être résolues de manière amiable, les procédures collectives prennent le relais.La sauvegarde
Réservée aux entreprises non en cessation des paiements, elle permet :
- de geler les dettes antérieures,
- de maintenir l’activité,
- de préserver l’emploi,
- d’élaborer un plan de restructuration sur une durée pouvant aller jusqu’à dix ans.
Le dirigeant reste à la tête de l’entreprise et bénéficie d’un cadre protecteur contre les poursuites individuelles.Le redressement judiciaire
Cette procédure s’applique aux entreprises en cessation des paiements, mais dont le redressement est envisagé.Elle ouvre une période d’observation, la préparation d’un plan de redressement ou, si nécessaire, une cession totale ou partielle. L’AGS intervient notamment pour garantir le paiement des sommes dues aux salariés.Lorsque le redressement est impossible : liquidation judiciaire et rétablissement professionnelLa liquidation judiciaire
Prononcée lorsque la situation de l’entreprise ne permet plus sa poursuite.Elle entraîne :
- la cessation de l’activité,
- le dessaisissement du dirigeant,
- la réalisation des actifs pour désintéresser les créanciers.
Une liquidation simplifiée est prévue pour les plus petites structures (CA < 750 000 € et ≤ 5 salariés) afin d’accélérer le traitement des dossiers.Le rétablissement professionnel
Destiné aux entrepreneurs individuels dont l’actif est inférieur à 15 000 €, il permet un effacement des dettes en quatre mois, sans liquidation judiciaire et sans dessaisissement, sous conditions de bonne foi et d’absence de salarié.Un écosystème d’accompagnement renforcé
Au-delà des procédures, plusieurs acteurs interviennent pour orienter les dirigeants :
- CCI, CMA et centres de gestion agréés, qui proposent diagnostics et accompagnements personnalisés.
- Médiation du crédit et correspondants TPE de la Banque de France, mobilisés pour résoudre les difficultés de financement.
- CIP, dont les permanences gratuites et confidentielles aident les dirigeants à identifier la procédure la plus adaptée.
- Associations du Portail du Rebond (60 000 rebonds, Second Souffle, APESA, etc.), actives dans l’accompagnement post-difficultés et le soutien psychologique.
L’année 2025 rappelle que l’efficacité des dispositifs de prévention dépend avant tout de leur mobilisation en amont. Si les outils existent, ils restent encore trop souvent activés trop tardivement. L’enjeu pour 2026 est de renforcer l’anticipation des difficultés avec une meilleure appropriation des dispositifs par les entreprises et leurs conseils.


















