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Extrait Kbis, bénéficiaires effectifs, état d'endettement, actes et statuts, comptes annuels, procédures collectives









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Paris, le 07 mars 2026 - À partir des données des greffes des tribunaux de commerce et des tribunaux d’activités économiques, Infogreffe analyse les évolutions de l’entrepreneuriat français au premier trimestre 2026.En ce début d’année, la dynamique entrepreneuriale reste soutenue en apparence, portée par la progression des immatriculations. Plusieurs indicateurs témoignent toutefois de tensions persistantes, avec une hausse des radiations, des inscriptions de privilèges et un niveau toujours élevé de difficultés d’entreprises.Des radiations toujours élevées, portées notamment par les radiations d’officeAu premier trimestre 2026, 166 634 entreprises ont été radiées, soit une hausse de +3,4 % sur un an.Malgré un ralentissement par rapport à la fin de l’année 2025, le niveau de radiations reste soutenu à l’échelle nationale. Les régions les plus actives en création d’entreprises concentrent également un volume important de radiations, révélant une dynamique de renouvellement particulièrement soutenue, marquée par un niveau élevé de sorties d’entreprises. L’Île-de-France demeure en tête avec 49 347 radiations, en léger repli (-2,2 % sur un an), devant l’Auvergne-Rhône-Alpes (23 842 ; +15,5 %) et la Provence-Alpes-Côte d’Azur (18 982 ; +14,6 %). À noter les très fortes hausses observées à Mayotte (+255 %) et en Guyane (+122,3 %), tandis que la Bourgogne-Franche-Comté et les territoires d’outre-mer enregistrent des baisses marquées (-17,2 % et -50,8 %).Sur cette période, les radiations consécutives à une procédure collective demeurent à un niveau significatif (+18,1 %, soit 37 480 radiations), tandis que les radiations d’offices (21 916) et volontaires (74 809), malgré un petit recul, participent également au renouvellement naturel du tissu économique (respectivement -5,9 % et -5,7 %).Sur le plan sectoriel, les radiations concernent principalement le commerce et la réparation d’automobiles et de motocycles (38 423 radiations ; +4,9 %), les transports et l’entreposage (30 428 radiations, malgré un recul de 22,5 %) ainsi que les activités immobilières (16 907 radiations ; +3,1 %). En dynamique, les plus fortes hausses sont observées dans les secteurs de l’information et de la communication (+34 %) et des activités spécialisées, scientifiques et techniques (+29,4 %).Toutes les formes juridiques sont concernées, en particulier les entreprises individuelles (87 039 radiations, mais en recul de -4,8 %) et les SAS (+34,8 % avec 34 386 radiations, en cohérence avec leur poids dans les immatriculations.Des entreprises en difficulté toujours nombreusesAu cours du premier trimestre 2026, 17 679 entreprises ont été identifiées en difficulté, un chiffre en hausse de +5,5 % par rapport à 2025. Parallèlement, 36 853 injonctions de payer ont été enregistrées, soit un recul de -14,0 %Dans le même temps, les ouvertures de procédures collectives restent à un niveau élevé (17 679) avec une hausse importante des redressements judiciaires avec +27,6 %, confirmant la fragilité d’une partie du tissu entrepreneurial. Ce sont les SAS les premières concernées avec 8 290 ouvertures (+8,2 %).Sur le plan sectoriel, les difficultés concernent particulièrement la construction (3 693 procédures collectives ; +1,3 %), le commerce, réparation d’automobiles et de motocycles (3 644 procédures ; +4,2%), et l’hébergement/restauration (2 649 procédures ; + 3,7 %).Au niveau régional, les procédures collectives sont portées par les régions précédemment citées ; l’Ile-de-France avec 25% du volume global (4 424 procédures), l’Auvergne-Rhône-Alpes (2 297) et la Provence-Alpes-Côte d’Azur (1 765). Une dynamique de création toujours présenteEntre le 1er janvier et le 31 mars 2026, 177 707 entreprises ont été immatriculées, soit une hausse de +10,0 % par rapport à la même période en 2025.Cette progression confirme le maintien d’un niveau élevé de créations sur l’ensemble du territoire. L’Île-de-France (54 071 immatriculations) reste le principal moteur, devant les régions Auvergne-Rhône-Alpes (21 526 immatriculations) et Provence-Alpes-Côte d’Azur (17 808 immatriculations).Sur le plan sectoriel, les créations restent majoritairement tirées par le secteur du commerce, réparation d’automobiles et de motocycles (33 796 immatriculations), les activités immobilières (26 350 immatriculations) et les activités spécialisées, scientifiques et techniques (22 492 immatriculations). À l’inverse, les activités financières et d’assurance ou l’hébergement-restauration reculent avec respectivement une baisse de -5,6 % et -13,6 % des immatriculations.Le secteur de l’information et de la communication enregistre la plus forte progression, avec une hausse de +28,9 % par rapport à la même période l’an dernier.Du point de vue des formes juridiques, les sociétés par actions simplifiées (SAS) (+10,3 %, soit 60 330 immatriculations) et les entreprises individuelles (+10,4 %, soit 66 147 immatriculations) continuent de dominer les créations, confirmant leur attractivité pour les entrepreneurs.Des tensions financières en nette progressionPlusieurs indicateurs avancés témoignent d’une montée des tensions financières :
- 1 881 inscriptions de privilèges du Trésor, en hausse de +32,9 %, avec un montant moyen en baisse (-13,7 %) ;
- 3 682 inscriptions de privilèges de la Sécurité sociale, en progression de +28,5 %, avec un montant moyen également en recul (-24,2 %).
La hausse du nombre d’inscriptions, combinée à la baisse des montants moyens, suggère une diffusion plus large des difficultés, touchant davantage d’entreprises mais sur des montants unitaires plus faibles.Ces indicateurs constituent des signaux avancés susceptibles de se traduire par une hausse des défaillances dans les mois à venir.La conformité en forte progressionLes démarches liées à la transparence et à la conformité poursuivent leur progression :
- 234 880 déclarations de bénéficiaires effectifs (+11,0 %) ;
- 24 567 signalements de divergence de bénéficiaires effectifs (+139,4 %)
- 361 415 dépôts de comptes annuels (+12,5 %).
Cette dynamique concerne l’ensemble des régions et des formes juridiques, avec une mobilisation particulièrement forte des sociétés commerciales.Elle traduit à la fois le renforcement des exigences réglementaires et une meilleure appropriation par les entreprises des enjeux de transparence et de conformité.Un tissu entrepreneurial en croissance, mais sous tensionAvec 7,38 millions d’entreprises actives au registre du commerce et des sociétés, le tissu entrepreneurial français continue de s’élargir.Toutefois, la combinaison d’une hausse des créations, d’un niveau toujours élevé de radiations et de la progression des indicateurs de tension financière met en évidence un équilibre encore fragile.Ce premier trimestre 2026 confirme ainsi une dynamique entrepreneuriale robuste en apparence, car si le niveau de créations demeure élevé, il ne compense que de peu les sorties d’entreprises du tissu économique.
Le mois de mars 2026 marque une nette accélération de l’activité entrepreneuriale, dans un contexte toujours contrasté.Avec 63 219 immatriculations (+19 %), 64 315 radiations (+88,2 %) et 6 210 entreprises en difficulté (+5,2 %) par rapport à mars 2025, le tissu économique reste dynamique, mais soumis à une forte rotation.Au total, la France compte désormais 7 381 166 entreprises actives.Immatriculations : une nette repriseLa création d’entreprise progresse fortement en mars, portée par les principaux moteurs économiques :
- Île-de-France : 30,8 % des immatriculations
- Auvergne-Rhône-Alpes : 12,1 %
- Provence-Alpes-Côte d’Azur : 10,1 %
Les territoires ultramarins enregistrent également des hausses marquées, avec +44,3 % en Guyane et +35,1 % en Guadeloupe, traduisant un regain d’activité sur ces zones.Des secteurs toujours moteursLes immatriculations restent concentrées dans certains secteurs :
- Activités spécialisées, scientifiques et techniques : 26 %
- Commerce et réparation d’automobiles et de motocycles : 24,7 %
Le nombre de commerçants progresse fortement ce mois-ci (+28,3 %), confirmant le dynamisme des activités commerciales.Une hausse exceptionnelle de radiationsAvec 64 315 radiations, le mois de mars se distingue par une très forte augmentation.Les hausses les plus marquées concernent les secteurs suivants :
- Transports et entreposage : +199 %
- Information et communication : +125,1 %
- Activités spécialisées, scientifiques et techniques : +103 %
- Activités de services administratifs et de soutien : +99,5 %
Cette augmentation s’explique en partie par une forte progression des radiations d’office (+118 %), mais aussi des radiations pour autres motifs, opérées par les greffes, qui contribue à élever le niveau global des sorties ce mois-ci.Entreprises en difficulté : des évolutions contrastéesEn mars 2026, 6 210 entreprises sont entrées en procédure collective, soit une hausse de 5,2 % sur un an.Des écarts régionaux marquésCertaines régions enregistrent une hausse des défaillances :
- Centre-Val de Loire : +43,9 %
- La Réunion : +30,4 %
- Hauts-de-France : +14,1 %
À l’inverse, des reculs sont observés en :
- Guyane : -100 %
- Corse : -35,3 %
- Pays de la Loire : -21,3 %
Une majorité de liquidations judiciairesLes liquidations judiciaires représentent 66,4 % des procédures collectives.Les redressements judiciaires atteignent 29,6 % et progressent fortement (+47,6 %).Les procédures de sauvegarde reculent (-15 %), tout comme les liquidations judiciaires (-8 %).Un mois de forte activité… mais sous tensionLe mois de mars confirme une accélération des créations d’entreprises, tout en mettant en évidence une hausse très marquée des radiations.Si le tissu entrepreneurial continue de se développer, il apparaît aussi plus instable, avec des mouvements d’entrées et de sorties particulièrement élevés. Ces évolutions traduisent un environnement économique dynamique, mais exigeant, où la capacité à créer coexiste avec des difficultés persistantes pour une partie des entreprises.Pour en savoir plus, consultez le document complet.
Un article Infogreffe x Les Echos Le Parisien ServicesEn 2025, 1 854 entreprises de l’économie sociale et solidaire ont été créées en France, soit 500 de plus qu’en 2024. Dans un environnement entrepreneurial complexe, cette progression confirme la place croissante des modèles économiques intégrant une finalité sociale ou environnementale. Au total, près de 7 000 entreprises relevant de l’économie sociale et solidaire sont aujourd’hui recensées dans les registres du commerce et des sociétés.Une progression marquée des créations d’entreprises de l’ESSL’économie sociale et solidaire confirme en 2025 sa place croissante dans la création d’entreprises. Au total, 1 854 structures relevant de ce champ ont été créées, contre 1 354 l’année précédente. L’augmentation atteint 36,9 %, soit 500 entreprises supplémentaires en un an.Cette progression intervient dans un contexte entrepreneurial tendu. À l’échelle nationale, la hausse des défaillances et des radiations observée ces derniers mois a mis à rude épreuve une grande partie du tissu économique. Dans ce paysage contrasté, la dynamique observée dans l’ESS reflète l’intérêt croissant pour des projets entrepreneuriaux intégrant une dimension sociale ou environnementale.L’économie sociale et solidaire ne se limite plus aux formes historiques du secteur, telles que les associations, les mutuelles ou les coopératives. Elle inclut également des sociétés commerciales qui choisissent d’inscrire dans leurs statuts une utilité sociale prioritaire et d’encadrer la distribution des bénéfices. Ce cadre permet d’articuler activité économique et impact sociétal, contribuant à élargir progressivement le périmètre de l’entrepreneuriat engagé.Les données issues des registres des greffes permettent également d’apprécier le poids croissant de ces structures dans le tissu économique. Au total, 6 964 entreprises relevant de l’économie sociale et solidaire sont aujourd’hui enregistrées dans les registres du commerce et des sociétés.Les sociétés commerciales occupent désormais une place centrale dans l’économie sociale et solidaire. Les sociétés par actions simplifiées (SAS) dominent largement ce paysage : elles représentent plus de la moitié des entreprises recensées, soit 54 % du total. Les sociétés à responsabilité limitée (SARL) arrivent loin derrière avec 21 %, tandis que les différentes formes coopératives regroupent un peu plus d’un quart des structures. Cette évolution reflète l’essor des sociétés commerciales de l’ESS, qui combinent statut entrepreneurial classique et objectif d’utilité sociale.Des dynamiques territoriales contrastéesSi la progression des créations d’entreprises de l’économie sociale et solidaire apparaît nette à l’échelle nationale, les évolutions régionales restent très inégales.Certaines régions jouent un rôle moteur dans la dynamique observée en 2025. Auvergne-Rhône-Alpes arrive nettement en tête avec 454 entreprises créées, contre 292 un an plus tôt. La région Provence-Alpes-Côte d’Azur enregistre également une progression marquée, passant de 129 à 243 créations.Dans plusieurs autres territoires, la dynamique est également positive. La Bretagne, les Hauts-de-France, le Grand Est et la Normandie enregistrent tous une hausse du nombre de créations, confirmant l’ancrage de projets relevant de l’économie sociale et solidaire dans différents bassins économiques.Les territoires ultramarins se distinguent aussi par certaines évolutions particulièrement marquées. La Martinique enregistre une forte progression avec 136 créations contre seulement 3 l’année précédente. La Guadeloupe et La Réunion connaissent également une hausse sensible du nombre d’entreprises créées.À l’inverse, plusieurs régions enregistrent un recul. L’Île-de-France voit le nombre de créations passer de 239 à 187. L’Occitanie recule pareillement, tout comme la Nouvelle-Aquitaine et les Pays de la Loire. L’analyse du stock d’entreprises confirme néanmoins le poids de certains territoires dans l’économie sociale et solidaire. L’Île-de-France concentre ainsi le plus grand nombre d’entreprises ESS enregistrées avec 1 520 structures, devant Auvergne-Rhône-Alpes (1 243), l’Occitanie (707) et la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (632). À elles seules, ces quatre régions regroupent près de 60 % des entreprises ESS enregistrées dans les registres du commerce et des sociétés.Ces écarts rappellent que le développement de l’économie sociale et solidaire reste étroitement lié aux dynamiques économiques et aux dispositifs d’accompagnement présents dans les territoires.La Seine-Saint-Denis, territoire pilote pour l’identification des sociétés commerciales de l’ESSAu-delà des tendances nationales, la Seine-Saint-Denis fait l’objet d’une expérimentation spécifique destinée à mieux identifier et accompagner les sociétés commerciales relevant de l’économie sociale et solidaire. Un projet consacré à l’identification des sociétés commerciales de l’ESS a été lancé dans le département en réunissant les services de l’État, le greffe du tribunal de commerce de Bobigny, la chambre régionale de l’économie sociale et solidaire d’Île-de-France (CRESS IDF) et le conseil départemental.L’objectif est double : améliorer le repérage des entreprises commerciales pouvant relever de l’ESS et mieux les orienter vers les dispositifs existants d’accompagnement, de financement ou de reconnaissance. Le schéma présenté par les partenaires repose sur un repérage initial par le tribunal de commerce, suivi d’un contrôle des statuts, d’échanges avec la CRESS et la DRIEETS, puis, le cas échéant, d’une orientation vers l’agrément ESUS.Cette convention territoriale fait de la Seine-Saint-Denis un territoire pilote sur le sujet. Elle illustre une logique de coopération entre acteurs publics, réseaux de l’ESS et greffe, avec l’idée de rendre plus visibles des entreprises souvent encore insuffisamment identifiées comme relevant de l’économie sociale et solidaire.Le département compte actuellement 190 entreprises relevant de l’ESS inscrites au registre du commerce et des sociétés. Leur structure juridique présente des caractéristiques proches de la tendance nationale : les sociétés par actions simplifiées y représentent environ 70 % des structures recensées, loin devant les sociétés à responsabilité limitée et les différentes formes coopératives.La répartition sectorielle met également en évidence le poids des activités de services dans le tissu local. Les activités spécialisées, scientifiques et techniques arrivent en tête avec plus d’un cinquième des entreprises recensées, devant le commerce, les services administratifs et les activités d’information et de communication.Une ESS largement portée par les activités de servicesLa répartition sectorielle des créations met en évidence le poids des activités de services dans le développement récent de l’économie sociale et solidaire.Les activités classées dans la catégorie « autres* » concentrent près de 36,9 % des nouvelles entreprises. Elles regroupent, entre autres, les activités financières et d’assurance, l'agriculture, les autres activités de services, l’enseignement, l'information et communication, la santé humaine et l'action sociale.Parmi les secteurs identifiés, le commerce et la réparation d’automobiles et de motocycles arrivent ensuite avec 14,5 % des créations, suivis par les activités spécialisées, scientifiques et techniques qui totalisent 13,6 %. Ce champ regroupe notamment des activités de conseil, d’ingénierie ou d’accompagnement, fréquemment mobilisées dans des projets liés à l’innovation sociale ou territoriale.D’autres secteurs participent également à cette dynamique. La construction représente près de 10 % des nouvelles entreprises, devant l’hébergement-restauration qui dépasse légèrement 8 %. Les activités immobilières et les services administratifs comptent chacun environ 7 %, tandis que les transports pèsent un peu plus de 3 %.L’analyse du stock d’entreprises confirme cette orientation sectorielle. Les activités spécialisées, scientifiques et techniques constituent le premier secteur de l’ESS commerciale avec plus de 1 100 entreprises recensées, devant le commerce et la réparation automobile qui regroupent près de 1 000 structures.Cette répartition confirme que l’économie sociale et solidaire s’inscrit désormais dans un éventail d’activités relativement large, avec une présence marquée dans les services et les métiers d’accompagnement.L’agrément ESUS, un levier de reconnaissance et de financementCréé par la loi du 31 juillet 2014 relative à l’économie sociale et solidaire, l’agrément « entreprise solidaire d’utilité sociale » (ESUS) constitue l’un des principaux outils publics de reconnaissance des entreprises poursuivant un objectif d’utilité sociale. Il ne s’agit pas d’un simple label privé, mais d’un agrément délivré par l’État, valable sur l’ensemble du territoire pour une durée de deux à cinq ans selon l’ancienneté de l’entreprise.Pour l’obtenir, l’entreprise doit appartenir au champ de l’ESS, poursuivre un objectif d’utilité sociale clairement établi et démontrer que son modèle économique respecte des exigences spécifiques en matière de partage de la valeur. Le dispositif encadre notamment les écarts de rémunération et limite la distribution des bénéfices afin de privilégier le réinvestissement dans l’activité.L’agrément ESUS présente plusieurs intérêts concrets pour les entreprises concernées. Il renforce leur visibilité, crédibilise leur positionnement auprès des partenaires publics et privés, facilite l’accès à certains financements solidaires et peut constituer un atout dans certains appels à projets ou marchés publics.Le projet engagé en Seine-Saint-Denis montre d’ailleurs le lien étroit entre meilleure identification des sociétés commerciales de l’ESS et orientation vers l’agrément ESUS. Un état des lieux recense 76 structures disposant actuellement de cet agrément dans le département, dont 47 sociétés commerciales de l’ESS, soit près de 62 % du total. En 2025, 19 agréments ont été accordés, contre 20 l’année précédente. Onze sociétés supplémentaires pourraient prochainement rejoindre ce dispositif, leurs dossiers étant actuellement à l’étude.Un entrepreneuriat à impact en voie de structurationLa progression observée en 2025 reflète également l’évolution des formes d’entreprises présentes dans l’économie sociale et solidaire.Aux côtés des structures historiques, les sociétés commerciales de l’ESS occupent une place croissante. Ces entreprises peuvent relever du champ de l’ESS dès lors qu’elles poursuivent une utilité sociale comme objectif principal, qu’elles encadrent la distribution des bénéfices et qu’elles adoptent une gouvernance cohérente avec ces principes.Certaines peuvent aussi solliciter l’agrément « entreprise solidaire d’utilité sociale », qui facilite l’accès à certains financements solidaires et renforce la reconnaissance institutionnelle du projet.Mieux identifier ces entreprises constitue par ailleurs un enjeu de lisibilité pour les acteurs économiques. La qualité d’entreprise de l’économie sociale et solidaire figure déjà sur les extraits Kbis délivrés par les greffes, comme en attestent les immatriculations récentes intégrant la mention « entreprise de l’économie sociale et solidaire ». Très prochainement, cette information sera également affichée directement sur les fiches entreprises consultables sur Infogreffe.fr, permettant aux utilisateurs d’identifier plus facilement les structures relevant de l’ESS.Même si ces entreprises restent encore peu nombreuses à l’échelle de l’ensemble des créations, leur progression témoigne de la montée en visibilité d’un entrepreneuriat qui cherche à concilier activité économique et utilité collective.Une dynamique qui confirme la diversification des formes entrepreneurialesLe millésime 2025 met ainsi en évidence une économie sociale et solidaire en développement, portée par la diversification des formes d’entreprises et par l’élargissement de ses champs d’activité.Dans un environnement économique marqué par des tensions sur une partie du tissu entrepreneurial, la progression des créations dans l’ESS souligne l’intérêt croissant pour des modèles d’entreprise intégrant une dimension sociale ou environnementale.Si ces structures représentent encore une part limitée de l’ensemble des créations d’entreprises, leur développement témoigne de l’émergence d’un entrepreneuriat qui cherche à conjuguer performance économique et contribution à l’intérêt collectif.* activités financières et d'assurance, agriculture, sylviculture et pêche, arts, spectacles et activités récréatives, autres activités de services, enseignement, industrie manufacturière, industries extractives, information et communication, production et distribution d'eau, assainissement, gestion des déchets et dépollution, production et distribution d'électricité, de gaz, de vapeur et d'air conditionné, santé humaine et action sociale







