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Actualités
Le mois de février 2026 s’inscrit dans la continuité des tendances observées en début d’année, avec une activité entrepreneuriale en progression mais des fragilités persistantes.Avec 56 980 immatriculations (+7,3 %), 5 591 entreprises en difficulté (+5,1 %) et 41 479 radiations (–38,5 %) par rapport à février 2025, ce deuxième mois de l’année confirme un environnement contrasté, marqué par un regain de dynamisme à l’entrée et un net ralentissement des sorties.Le stock d’entreprises actives atteint désormais 7 380 392, témoignant d’un tissu économique globalement solide.Immatriculations : une progression nette, mais mesuréeEn février 2026, 56 980 entreprises ont été immatriculées, soit une hausse de 7,3 % sur un an.Cette progression doit toutefois être nuancée. Après un mois de janvier marqué par une hausse modérée, le niveau de créations reste globalement stable d’un mois à l’autre, sans véritable accélération.Elle traduit davantage un maintien de la dynamique entrepreneuriale qu’un regain marqué, dans un contexte où les porteurs de projet continuent d’adopter une approche prudente face aux incertitudes économiques.Une répartition territoriale toujours structuranteLa dynamique de création reste fortement concentrée dans les principales régions économiques :
- Île-de-France : 31,5 % des immatriculations
- Auvergne-Rhône-Alpes : 11,7 %
- Provence-Alpes-Côte d’Azur : 10,3 %
À l’inverse, certains territoires ultramarins présentent des niveaux de création plus faibles, avec 0,4 % en Guyane et 0,3 % à Mayotte, illustrant des dynamiques entrepreneuriales plus contraintes.Radiations : une baisse exceptionnelle à relativiserAvec 41 479 radiations, le mois de février 2026 enregistre une baisse marquée de 38,5 % sur un an.Cette évolution doit toutefois être interprétée avec prudence. En février 2025, le volume de radiations avait atteint un niveau exceptionnellement élevé, notamment en raison d’opérations de nettoyage administratif et d’une application plus stricte des règles de radiation (par exemple, radiation automatique des entreprises sans chiffre d’affaires sur une période prolongée).Le recul observé cette année relève donc en grande partie d’un effet de comparaison.Des dynamiques sectorielles contrastéesLes évolutions sectorielles traduisent des arbitrages marqués de la part des créateurs :
- Activités spécialisées, scientifiques et techniques : +19,2 %
- Autres activités (industrie, enseignement, santé…) : +18,8 %
- Commerce et réparation : +8,5 %
- Activités immobilières : +5,7 %
- Services administratifs et de soutien : +0,5 %
À l’inverse, certains secteurs reculent nettement :
- Hébergement et restauration : –21,4 %
- Transports et entreposage : –7,1 %
La construction affiche une progression modérée (+3 %), traduisant une situation plus contrastée.Ces évolutions confirment une orientation vers des activités perçues comme plus résilientes ou offrant de meilleures perspectives de développement.Des formes juridiques dominées par les statuts classiquesLes choix de structuration des entreprises restent globalement stables :
- SAS : +11,7 %, confirmant leur forte attractivité
- Entreprises individuelles (commerçants) : +7,2 %
- SCI : +5,7 %
- SARL : +4,5 %
À l’inverse, les autres formes juridiques reculent nettement (–10,2 %), confirmant leur caractère plus marginal.Entreprises en difficulté : des tensions persistantesLe nombre d’entreprises en difficulté progresse de 5,1 % sur un an, avec des évolutions différenciées selon les procédures.La liquidation judiciaire reste largement majoritaire, représentant 71 % des procédures, avec une évolution limitée (+0,6 %), traduisant des situations souvent déjà fortement dégradées.En parallèle, les dispositifs visant à préserver l’activité progressent nettement :
- Redressements judiciaires : +18,7 %
- Procédures de sauvegarde : +16,9 %
À l’inverse, les procédures de rétablissement professionnel disparaissent sur la période (–100 %), confirmant leur caractère marginal.Des disparités régionales marquéesCertaines régions enregistrent une forte hausse des défaillances :
- Martinique : +40,5 %
- La Réunion : +23,1 %
- Occitanie : +21,6 %
À l’inverse, d’autres territoires sont en recul :
- Centre-Val de Loire : –14,8 %
- Corse : –16,9 %
- Guadeloupe : –51,3 %
- Mayotte : –100 %
Le mois de février 2026 confirme ainsi les grandes tendances du début d’année :
- une dynamique de création qui se maintient
- un ralentissement marqué des sorties, à relativiser
- des fragilités toujours présentes dans une partie du tissu économique
En synthèse, l’environnement entrepreneurial reste globalement dynamique, mais sans rupture, marqué par un équilibre entre vitalité et vigilance.
Marie, Julie, Stéphanie … 40 ans : qui sont les femmes qui entreprennent ?Paris, le 8 mars 2026 - À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, Infogreffe publie son baromètre 2025 de l’entrepreneuriat féminin. À partir des données issues des greffes des tribunaux de commerce, cette étude dresse un portrait précis et chiffré des femmes qui créent, dirigent et développent des entreprises en France.En 2025, les femmes représentent 31,1 % des immatriculations, pour un total de 231 053 entreprises créées, en progression de 12,7 % par rapport à 2024. Une dynamique qui confirme que l’entrepreneuriat féminin s’inscrit durablement dans le paysage économique français.Une entrepreneure de 40 ans en moyenneLe profil qui se dessine est celui d’une femme de 40,1 ans en moyenne, un âge en légère baisse par rapport à 2024 (41 ans). Les hommes, de leur côté, créent à 39,3 ans en moyenne. L’écart demeure faible et confirme un rapprochement progressif des parcours entrepreneuriaux.Les femmes investissent toutes les formes juridiques. Elles représentent 36,0 % des entreprises individuelles, 36,5 % des SCI et 23,7 % des SAS. Dans les SARL, elles constituent 27,7 % des dirigeants. Ces données confirment une présence qui ne se limite plus aux structures les plus simples et traduisent une montée en puissance dans des montages juridiques plus structurés.Des secteurs historiquement féminins… et de nouvelles percéesCertains secteurs affichent une majorité féminine. C’est le cas des autres activités de services, où les femmes représentent 59,3 % des créations, mais aussi de la santé humaine et de l’action sociale (54,6 %) et de l’administration publique (51,9 %). Ce dernier secteur se distingue d’ailleurs par la plus forte progression annuelle, avec une hausse spectaculaire de 133,3 %.La dynamique est également notable dans des domaines plus mixtes ou historiquement masculins. La part des femmes progresse de 23,4 % dans les arts, spectacles et activités récréatives, de 22,4 % dans l’enseignement, de 18,2 % dans le commerce et la réparation automobile et de 14,1 % dans l’industrie manufacturière, où elles représentent désormais 49,3 % des créations.Une dynamique présente sur tout le territoireLa progression de l’entrepreneuriat féminin ne se limite pas à quelques pôles : elle concerne l’ensemble des régions. Les territoires ultramarins se distinguent particulièrement, avec des niveaux supérieurs à la moyenne nationale. À Mayotte, les femmes représentent 42,3 % des créations d’entreprise. La part atteint 40,2 % en Martinique, 38,6 % à Saint-Martin et Saint-Barthélemy, 37,6 % en Guadeloupe et 36,3 % en Guyane.En métropole, la Nouvelle Aquitaine arrive en tête avec 33,8 % de créations féminines, suivie de la Corse et de la Bretagne (33,7 %), de la Normandie (33,6 %), de l’Occitanie (32,4 %) et de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (32,0 %).Exposition aux risques : une réalité économique comparableLes indicateurs 2025 confirment que les entrepreneures sont exposées aux mêmes aléas économiques que l’ensemble du tissu entrepreneurial. Elles représentent 27,1 % des sociétés radiées, soit 131 102 entreprises. Leur part s’élève à 23,3 % des ouvertures de procédures collectives (16 478 procédures, +4,5 %) et à 16,9 % des injonctions de payer, soit 27 593 décisions (+1,4 %).Les inscriptions de privilèges suivent la même logique : 14,8 % pour celles du Trésor public (+29,8 %) et 15,9 % pour celles de la Sécurité sociale (-9,0 %).Ces niveaux restent cohérents avec leur poids global dans les créations d’entreprise. Autrement dit, aucun signal ne met en évidence une vulnérabilité spécifique : l’entrepreneuriat féminin évolue dans les mêmes cycles que l’économie française dans son ensemble.Un entrepreneuriat engagéLes entreprises créées par des femmes représentent 30,4 % des entreprises de l’Économie sociale et solidaire, soit 765 structures (+22 % en un an). Elles dirigent également 32,4 % des entreprises à mission, soit 285 entreprises. Cette présence significative dans des modèles conciliant performance économique et utilité sociale traduit un positionnement affirmé sur les enjeux d’impact. Elle s’inscrit dans une dynamique plus large de structuration de l’entrepreneuriat féminin autour de projets intégrant des objectifs sociaux ou environnementaux. Une génération au cœur de l’économie françaiseEn 2025, les prénoms les plus fréquents parmi les entrepreneures sont Marie, Julie, Stéphanie, Nathalie et Céline. Des prénoms emblématiques d’une génération née dans les années 1980, aujourd’hui au cœur de la dynamique entrepreneuriale. Quadragénaires pour la plupart, ces dirigeantes occupent une place centrale dans le renouvellement du tissu économique français.« Les données 2025 confirment que l’entrepreneuriat féminin est installé, structuré et diversifié. Les femmes entreprennent à 40 ans en moyenne, investissent tous les secteurs et participent activement aux modèles d’entreprise à impact. La donnée certifiée permet aujourd’hui d’objectiver cette réalité économique. », Jean CHRISTOPHE, Directeur du G.I.E. Infogreffe.« Le baromètre 2025 révèle une évolution particulièrement encourageante de l’entrepreneuriat féminin. Les femmes se lancent davantage, plus tôt, et avec une ambition qui ne se limite plus à certains secteurs ou à certaines formes d’entreprise.Ce que montrent ces données, c’est un changement de posture : les femmes chefs d’entreprise prennent de plus en plus leur place dans l’économie française, sans attendre et sans se restreindre. Cette dynamique est profondément positive. Elle confirme que l’entrepreneuriat féminin n’est plus une exception ni une niche, mais une composante structurante de notre paysage économique. », Carole GRATZMULLER, Présidente nationale, FCE France.MéthodologieDonnées issues des greffes des tribunaux de commerce, retraitées par Infogreffe, sur la période du 1er janvier au 31 décembre 2025, comparées à 2024.Périmètre : France (y compris DROM, hors Haut-Rhin, Bas-Rhin, Moselle).À compter de l’édition 2025, la méthodologie de calcul a évoluée et le périmètre de l’étude intègre désormais les DROM. Les données ne sont donc pas directement comparables avec celles des éditions précédentes.
Paris, le 26 février 2026 - Infogreffe annonce le lancement d’un nouveau service : la commande en ligne des certificats de non opposition (CNO) au format papier. Documents officiels délivrés par les greffes, les CNO attestent que le tribunal de commerce n’a pas été saisi d’une opposition enrôlée dans le cadre de l'opération ou de la décision visée.Documents essentiels pour poursuivre ou finaliser des opérations juridiques et administratives, les certificats de non opposition étaient jusqu’à présent commandés auprès des greffes, sans centralisation.Le nouveau service mis en place par Infogreffe crée un point d’entrée national, simplifiant l’expérience de commande des professionnels: avocats, experts-comptables, formalistes, cabinets de recouvrement et commissaires de justice…4 certificats de non opposition disponibles dès maintenant - Certificats de non opposition à injonction de payer - Certificats de non opposition à réduction de capital non motivée par des pertes - Certificats de non opposition à dissolution par transmission universelle de patrimoine (TUP)- Certificats de non opposition à fusion, scission ou apport partiel d’actifs
Un déploiement progressifDans un souci d’efficacité et de rapidité de mise en œuvre, les certificats sont, dès à présent, disponibles en version papier.La distribution dématérialisée, parfaitement identifiée dans la feuille de route d’Infogreffe, sera disponible prochainement et permettra :- la mise à disposition du certificat dans l’espace client,- ou sa transmission par voie électronique,- avec à terme une ouverture via API pour les grands remettants à forte volumétrie.







